rusf_paris8yahoo.fr

Pour le renouvellement automatique des titres de séjour
19 novembre, 2009, 15:19
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Mercredi 25, réunion publique du RUSF paris 8 avec :

- Fatiha, travailleuse sans papiers de la Coordination des
sans-papiers 93

- Modibo, agent de sécurité sans papiers en grève

- Rokhaya Diallo, présidente de l'association Les Indivisibles

- projection du film Welcome

Jeudi 26 14h30 manifestation départ université vers
sous-préfecture de saint-denis, pour le renouvellement automatique
des titres de séjour et le mot d'ordre : “une carte d'étudiant = une
carte de séjour”

Voir la lettre envoyée au préfet   091126rusfparis8courrierauprfet.pdf

Voir le tract 092611tractrusfmanif2009.pdf






17 juin 2009 : Parrainages solidaires
20 juin, 2009, 13:25
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Mercredi à 16h ont eu lieu les “parrainages solidaires” du Réseau Université Sans Frontières de Paris 8, suivis de la projection du film “Aéroport Hammam” sur les haraga tunisiens.  Voir le tract d'appel 090617parrainages.pdf

Etudiant-e-s avec ou sans papiers, personnels de Paris 8, extérieurs… Environ soixante personnes y ont assisté, en tout environ quatre-vingt sont passées pour cette réunion publique où sont intervenu-e-s :

- Pascal Binczak, président de Paris 8

- Eliane Assassi, sénatrice de Seine-Saint-Denis

- Mathieu Hanotin, vice-président du conseil général de Seine-Saint-Denis

(- Alain Krivine n'a pu venir, mais a assuré la manifestation de son soutien)

Nous avons réaffirmé nos revendications :
- arrêt du contrôle des parcours universitaires par les préfectures
- une carte d'étudiant doit donner droit automatiquement à une carte de
séjour
- régularisation de tous les sans-papiers.

Voir l'article du Parisien sur cette réunion publique  090617parisienparrainages.pdf

20 étudiant-e-s sans papiers sont désormais en lien avec quarante étudiant-e-s et membres du personnel de Paris 8 pour parer aux problèmes
qui pourraient survenir pendant les vacances. Chacun-e est muni-e du guide “Que faire en cas d'arrestation” ( Que faire en cas d'arrestation).

Prochaine étape : à la rentrée, manifestation en préfecture pour exiger le renouvellement automatique de tous les titres de séjour étudiants.



Manifestation du RUSF Paris 8 à Saint-Denis
2 décembre, 2008, 18:58
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Le mardi 2 décembre, environ 150 personnes ont manifesté depuis l'université de Saint-Denis jusqu'à la sous-préfecture du 93, pour exiger :

- L’arrêt des contrôles des parcours universitaires par les préfectures

- La régularisation de tous les étudiants sans papiers

- L’arrêt des expulsions des étrangers

- La régularisation de tous les sans-papiers

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Quelques slogans :

“L'université n'a pas de frontières ! Sarkozy au charter !”

“Les étudiants en amphi, et pas à Roissy !”

“Français, étrangers, mêmes études, mêmes droits !”

“C'est pas les immigrés, c'est pas les sans-papiers, c'est Hortefeux qu'il faut virer !”

” Qu'est-ce qu'on veut ? Des papiers! Pour qui ? Pour tous !”
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2 décembre 2008 : journée de solidarité avec les étudiants étrangers
25 novembre, 2008, 16:12
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2 décembre : journée de solidarité avec les étudiants étrangers

 

Depuis quelques années, les lois se multiplient pour fermer toutes les voies à la régularisation. Le gouvernement aura été à l’initiative de quatre lois, de multiples décrets, circulaires et décisions administratives qui remettent en cause les droits des étrangers dans notre pays : liberté de vivre en famille, liberté d’étudier, de travailler et d’exercer le droit d’asile.

Le Ministre de l’Identité nationale et de l’immigration somme les préfets de faire du chiffre et de remplir des quotas d’expulsions. Les rafles se multiplient, les étrangers sans papiers n’osent plus sortir, circuler, aller travailler et étudier. Combien de drames humains faudra-t-il pour que s’arrêtent les contrôles, les perquisitions, les arrestations et les expulsions ?

Les étudiants étrangers ne sont pas épargnés et sont aussi frappés de plein fouet par la politique inhumaine du chiffre et de l’immigration choisie du gouvernement, et subissent une précarité administrative et sociale intolérable, contraire à toute considération pédagogique ou scientifique. La législation sur l’accueil des étudiants étrangers est une machine à « fabriquer » des sans-papiers en raison de la lourdeur des démarches administratives et de l’arbitraire des préfectures.

Nous considérons l’intrusion des préfectures dans l’appréciation des cursus inacceptable. Cela constitue une entrave à l’ouverture de l’espace de l’enseignement supérieur à l’international. Les préfectures portent atteinte au droit des étrangers d’étudier dans des conditions normales, celles de tout étudiant régulièrement inscrit dans une formation universitaire.

A l'approche de la fin d'année, l'angoisse monte : il ne faut pas rater d'examen, il ne faut pas prendre le risque de se réorienter, sinon la préfecture risquer de retirer le titre de séjour, et on risque de se retrouver sans papiers. Les récentes expulsions de Jean de Dieu (Paris VIII) et Fatima (Rennes) montrent comment les préfectures profitent des vacances pour arrêter et organiser les éloignements forcés alors que les étudiants n'ont pas achevé leurs études.

La politique discriminatoire et de chasse aux sans papiers doit cesser. Les étrangers de France doivent être accueillis dignement et dans le respect des droits de la personne.

Le réseau université sans frontières réaffirme son attachement au droit de vivre en famille, au droit d’accéder aux études, de travailler et à l’exercice du droit d’asile.

Suite à sa réunion nationale qui eu lieu en juin 2008 à Dijon, le RUSF organise une manifestation nationale le mardi 2 décembre 2008 et qui sera marquée par l’organisation des actions sur tout le territoire (rassemblements devant les préfectures, réunions publiques, conférences de presse…).

Les différents réseaux locaux donnent donc rendez vous ce jour-là à la communauté universitaire dans son ensemble pour manifester sa solidarité avec les étudiants étrangers, dénoncer la chasse aux étudiants sans papiers dont le seul tort est d’avoir choisi la France pour étudier, et se battre pour l’égalité de traitement entre étudiants français et étrangers.

 

Tous unis pour exiger :

- L’arrêt des contrôles des parcours universitaires par les préfectures

- La régularisation de tous les étudiants sans papiers

- L’arrêt des expulsions des étrangers

- La régularisation de tous les sans-papiers

 

 

Journée d’action nationale le 2 décembre

A Paris 8 : manifestation dans Saint-Denis suivie d’un rassemblement devant la sous-préfecture

Rendez-vous à 15h dans le hall de la fac

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rusf2decembre.pdf






Arrêt du contrôle des préfectures sur le cursus universitaire des étudiants étrangers
16 avril, 2008, 13:07
Enregistré dans : Pétition


    Etudiants Français, Etudiants Etrangers : Mêmes Etudes Mêmes Droits !

Aujourd’hui, la préfecture est une usine à produire des sans-papiers. En effet, Chaque année, les menaces d’expulsion pèsent sur des étudiants étrangers régulièrement inscrits à l’Université qui se sont vus refuser le renouvellement de leur carte de séjour et qui sont ainsi obligés de quitter le territoire français. Pour justifier leur décision de non renouvellement de la carte de séjour, les services de la préfecture mettent en doute la cohérence des parcours pédagogiques et le sérieux des études de ces étudiants.

Les préfectures s’attribuent alors des compétences dans le domaine pédagogique qui sont du seul ressort de l’Université. Elles jugent seules, de façon arbitraire et sans aucune compétence ni légitimité pédagogique du « sérieux » et de la « réalité » des études suivies et décident ainsi que tel ou tel étudiant n’aura plus le droit d'étudier en France. Alors que les étudiants français peuvent se permettre de redoubler, de se réorienter autant de fois qu’ils le veulent, la préfecture exige l’excellence pour les étudiants étrangers.

Nous considérons que les décisions fondées sur cette argumentation sont inacceptables et constituent une entrave à la l’ouverture internationale de l’Université. Elles portent atteinte au droit des étrangers d’étudier dans des conditions normales, celles de tout étudiant régulièrement inscrit dans une formation.

Cela s’ajoute à la présélection effectuée à travers les agences« Campus France » qui restreignent, par leur démarche longue et coûteuse, la possibilité de délivrance des VISA étudiants.

L’accès à l’université doit s’effectuer sur des critères pédagogiques, qui ne sont pas le ressort de la préfecture, et l’égalité entre tous les étudiants, quelle que soit leur origine, doit être garantie.
C’est pour cela que le Réseau Université Sans Frontières de Paris 8 demande :

-L’arrêt du contrôle des préfectures sur le cursus universitaire

-Une carte d’étudiant = une carte de séjour

 

Pour soutenir RUSF et les étudiants sans-papiers, signez la pétition ici, et rejoignez-nous sur nos actions.



16 juin, 2008, 20:36
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Article Parisien Parrainages 12 juin



Quizz du parcours de l’étudiant étranger
16 juin, 2008, 20:26
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Quizz du parcours de l'étudiant étranger

Combien y a-t-il d'étudiants étrangers en France en 2006-2007 ?

a) 22 000.

b) 208 000.

c) 2 123 000.

Réponse b.

Ce qui représente :

a) 1% de tous les étudiants.

b) 12% de tous les étudiants.

c) 63% de tous les étudiants.

Réponse b.

Quelle proportion ne vient pas de l'Union européenne et est donc soumise à l'obligation d'avoir une autorisation de séjour ?

a) 2%.

b) 37%.

c) 84%.

Réponse c.

 

Combien d’étudiants étrangers viennent en France à titre individuel ?

a) 20 000.

b) 50 000.

c) 170 000.

Réponse c. Selon les estimations de 2005, 50 000 étudiants sont issus de l’immigration. 20 000 étudiants viennent dans le cadre de programmes d’échange (Erasmus, Comenius, programme Socrate, coopération). Près de 170 000 étudiants viennent d’une manière individuelle, hors programmes encadrés.

 

Pour s’inscrire en premier cycle dans une université française, l’étudiant étranger doit faire sa demande :

a) 1 mois à l’avance.

b) 6 mois à l’avance.

c) plus de 9 mois à l’avance.

Réponse c.

Depuis 2006, dans vingt pays (d'où viennent la plupart des étudiants étrangers), lorsqu'un étudiant étranger veut s'inscrire dans une université française, il doit prendre contact avec une agence nommée « Campus France », qui dépend du ministère français des affaires étrangères. Cette agence a pour fonction :

a) De transmettre la demande de l’étudiant à l’université de son choix afin que celle-ci donne un avis pédagogique qui permettra ensuite d’obtenir un visa.

b) D’effectuer elle-même un tri en se moquant de l’avis pédagogique de l’université.

Réponse b.

Lorsqu'un étudiant étranger prend contact avec Campus France, il doit d'abord créer un « espace personnel » (c'est-à-dire une boîte mail). Pour la création de cet espace personnel, l'agence Campus France perçoit :

a) Rien, car chacun sait que ça ne coûte rien, une boîte mail.

b) Un bisou pour le dérangement.

c) 15 euros.

Réponse c.

Ensuite l'étudiant doit passer un test de compréhension de la langue française. Ce test coûte :

a) Un carambar pour se donner la patate et bien répondre à toutes les questions.

b) Au minimum 45 euros, davantage dans certains pays.

Réponse b.

Puis l'étudiant doit passer un entretien pédagogique. Cet entretien coûte :

a) Un sourire, c'est la meilleure récompense que puisse souhaiter un agent du service public français.

b) 26 euros.

Réponse b.

L'étudiant doit également glisser dans son dossier une certaine somme pour le visa. Cette somme est de :

a) Un euro symbolique : on n'achète pas l'Etat français !

b) 45 euros.

Réponse b.

Cela fait donc un total d'au moins 130 euros. Toutefois, cet argent est remboursé au candidat s’il n’obtient pas de visa.

a) Oui, c’est quand même la moindre des choses.

b) Non, mais t’as cru qu’il y avait écrit « fraternité » sur mon fronton ?

Réponse b.

Par comparaison, le revenu mensuel moyen par habitant au Mali (l'un des principaux pays d'où viennent les étudiants étrangers) est de :

a) 70 euros.

b) 130 euros, comme le hasard fait bien les choses.

c) 2000 euros, et ben ils s'emmerdent pas !

Réponse a.

 

Un étudiant étranger obtient son titre de séjour après :

a) 1 mois d’attente.

b) 3 mois d’attente.

c) Tout dépend de si le préfet s’est disputé avec sa femme ou pas.

Réponse c. En effet, l’attribution d’un titre de séjour est aléatoire d’une préfecture à une autre, parfois l’attente est de plus de 6 mois. Or c’est un document précieux, nécessaire pour travailler, avoir des aides aux logements, etc.

 

Une fois arrivé en France, il faudra survivre. Un étudiant étranger peut-il accéder au système d’aides sociales facilement ?

a) Oui, car nous sommes tous égaux en droit !!!!!

b) Non.

Réponse b. 80% des étudiants étrangers n’ont pas droit à l’aide sociale. Ils subissent une politique de quota dans l’accès au logement étudiant, et souvent l’impossibilité d’accéder à un logement étudiant en Ile de France. Pareil pour l’accès aux bourses : les étudiants étrangers doivent être domiciliés en France depuis au moins deux ans et le foyer fiscal auquel ils sont rattachés (père, mère ou tuteur légal) doit être situé en France depuis au moins deux ans. Il existe seulement des aides d'urgence de 200 à 800 euros par an, auxquelles ont accès les étrangers y compris les sans-papiers.

Du coup, l'étudiant étranger doit bien souvent travailler. A-t-il le droit ?

a) Oui, sans restriction.

b) Oui, mais pas plus de 964h dans l'année (21h par semaine) et il faut que son employeur déclare à la préfecture qu'il l'emploie ; les étudiants algériens doivent demander une autorisation et ne peuvent travailler plus de 17h30 par semaine.

Réponse b. Si l'étudiant travaille plus que cette limite ou si son employeur ne l'a pas déclaré à la préfecture, on risque de ne pas lui renouveler son titre de séjour.

 

La même année, l'étudiant étranger doit donc faire toutes les démarches administratives, trouver un emploi, un logement, et passer brillamment ses examens. Dans l'hypothèse où il rate ses examens ou choisit de se réorienter :

a) L'agent de la préfecture qui s'occupe du dossier est compréhensif, il est fan de « L’île aux enfants » et de « Bambi », et il renouvelle son titre de séjour.

b) L'agent de la préfecture est moins compréhensif, il a un poster d'Hortefeux dans sa chambre, et il refuse le renouvellement du titre de séjour, l'étudiant devient sans papiers.

Réponse a ou b, c'est la loterie et l'arbitraire qui dominent. Néanmoins ces dernières années, les refus de renouvellement dès le premier redoublement, et dès le premier renouvellement, sont de plus en plus nombreux.

Si son titre de séjour n'est pas renouvelé, l'étudiant devient ce qu'Hortefeux appelle un « clandestin ». Néanmoins, ce « clandestin » paie-t-il encore ses impôts ?

a) Ben non, c'est un clandestin.

b) Oui.

Réponse b. Peut-être paie-t-il l'impôt sur le revenu. Mais surtout, à moins qu'il arrête de se nourrir, il paie la TVA comme tout le monde (c'est le plus gros impôt qui représente 45% du budget de l'Etat).

A présent sans papiers, l'étudiant est à la merci d'un contrôle d'identité. La police peut-elle contrôler son identité comme elle le souhaite ?

a) Oui, dans certains endroits comme les gares.

b) Oui, sur réquisition du procureur.

c) Oui, si la police pense qu'il est étranger.

Réponses a, b et c. Les réquisitions du procureur, qui permettent aux policiers de contrôler tout le monde (en réalité ceux qui n'ont pas la bonne face) sur un périmètre et pendant un temps déterminés, sont des états d'exception qui se multiplient ces dernières années. Réponse c : comment un policier peut-il penser qu'une personne est étrangère ? Cela ne se voit pas. Le plus souvent, ce sont des contrôles au faciès, interdits.

Cet étudiant sans papiers veut pourtant poursuivre ses études. A-t-il le droit de s'inscrire à l'université ?

a) Oui

b) Oui, s'il chante la Marseillaise.

c) Non.

Réponse a. Oui sans restriction. Normalement les universités ne doivent pas demander plus qu'une pièce d'identité pour l'inscription, c'est-à-dire que le passeport suffit (circulaires du 21 décembre 1992 et du 15 octobre 2002). Malheureusement nombreuses sont les universités qui font du zèle illégal et réclament les titres de séjour au lieu de s'en tenir aux pièces d'identité.

Imaginons que l’étudiant étranger a eu la chance de ne pas devenir sans papiers et termine brillamment ses études en France. Imaginons qu’il veuille chercher un emploi en France, par exemple passer un concours de la fonction publique :

a) Évidemment il a le droit de tenter sa chance, à chacun selon son mérite.

b) Mais il a jamais entendu parler de la « préférence nationale » ?

Réponse b. En France, près de 6 millions d’emplois sont interdits aux étrangers, dont la quasi-totalité des emplois de fonctionnaires.

 

Cet étudiant étranger se tourne alors vers le secteur privé. Une entreprise souhaite le recruter, elle lui fait une promesse d’embauche. L’étudiant étranger se tourne alors vers la préfecture et la Direction départementale du travail pour obtenir un « changement de statut » : passer d’un titre de séjour étudiant à un titre salarié. Il lui sera répondu :

a) « Pas de problème, je vous sers un petit café ? »

b) « Attendez, je vais vérifier que vous n’êtes pas en train de voler nos emplois. »

Réponse b. De nombreux étudiants, bien qu’ils aient une promesse d’embauche, se voient refuser le changement de statut. Lorsqu’elle débouche sur une réponse positive, la procédure prend en moyenne cinq mois, ce qui est dissuasif pour l’employeur.






Que faire en cas d’arrestation ?
16 juin, 2008, 20:26
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Sans Papiers :

Que faire en cas d’arrestation ?

Rappel des droits et des bons réflexes

 

L’expulsion d’une personne dépend de deux conditions:

  • que la procédure qui mène à l’expulsion se déroule sans transgression des règles, depuis le moment de l’arrestation

  • qu’un autre Etat accepte de recevoir la personne expulsée. Les accords avec les autres Etats passent par les Consulats, ainsi que l’obtention du passeport qui permettra l’expulsion.

 

Q’est-ce qu’un Arrêté Préfectoral de Reconduite à la Frontière (APRF)?

Ce document peut être délivré après un contrôle d’identité sur la voie publique ou après une démarche administrative à la préfecture.

Il permet de mettre la personne en centre de rétention immédiatement après la garde à vue pour l’expulser.

Délai de 48h pour faire un recours contre l’APRF au Tribunal Administratif

Qu’est-ce qu’une Obligation de Quitter le Territoire Français?

Ce document accompagne les refus de renouvellement de titre de séjour. S’il est délivré lors de la garde à vue sans justifier d’un refus de la préfecture, il est illégal.

Délai d’1 mois pour faire un recours contre l’OQTF au Tribunal Administratif.

Attention : Toujours faire la demande d’Aide Juridictionnelle (aide financière pour payer un avocat) avant de déposer le recours, car cela repousse le délai.

 

I. Avant une éventuelle arrestation

Dès que notre situation administrative commence à comporter un risque

  • Prendre contact avec un avocat sérieux spécialisé dans le droit des étrangers

  • Ne jamais se présenter seul à la préfecture

  • Ne jamais aller par soi-même à la préfecture, sans convocation

  • Faire garder son passeport chez un ami et ne jamais l’avoir sur soi. Attention: même pour aller à la Poste, à la Banque ou à la mairie (arrestations pendant les mariages)

  • Au domicile (maison, appart, chambre, bureau), ne pas ouvrir la porte aux flics sauf s’ils montrent un avis de perquisition judiciaire. Leurs parler à travers la porte.

Se joindre à un collectif de solidarité avec les sans-papiers nous assure du soutien et de l’aide dans les démarches à entreprendre.

Témoins d’une rafle?

Un rassemblement immédiat autour de l’opération policière peut la faire cesser.

II. La garde à vue (maximum 24h pour un étranger sans-papiers)

  • Nous avons le droit de prévenir: un proche, un médecin, un avocat (délai de 3 heures).

  • Les flics doivent prévenir le procureur de la GAV et appeler un interprète si besoin.

  • Nous ne sommes pas obligés de répondre aux questions ni de signer le procès verbal.

Que faire à l’extérieur?

Chercher dans quel commissariat se trouve la personne. Les appels d’avocats sont plus efficaces.

Trouver un avocat pour défendre la personne.

Organiser des rassemblements autour du commissariat.

Harceler le commissariat par téléphone et par fax pour obtenir la libération.

Prévenir l’ensemble du RUSF Paris 8 : en envoyant un mail à tous ses membres (rusfparis8@googlegroups.com). Contacts : Kamel (06 50 75 46 07), Nicolas (06 24 73 57 58), Carla (06 30 30 27 81).

 

III. Le centre de rétention

Dans un délai de 48h: préparer le passage devant le Juge des Libertés et de la Détention (JLD). C’est à cette audience qu’il faudra exposer les vices de procédure.

Remarque : JLD (salle du 35bis) : il ne sert qu’à vérifier si l’arrestation s’est fait de manière légale, d’où l’importance de signaler les vices de procédures ; on peut être libéré pour ça. C’est le Tribunal Administratif (TA) qui juge de la décision préféctorale.

*Délai de 3 jours pour faire un recours au Tribunal Administratif *Délai de 5 jours pour demander le statut de Réfugié Politique

Nous avons le droit de:

  • recevoir toutes les visites et de téléphoner

  • de voir un médecin et un avocat en permanence

  • de demander des vêtements

 

S’organiser collectivement à l’intérieur permet d’obtenir des informations et de mieux gérer les problèmes de chacun. Par exemple, nous pouvons échanger les contacts de nos proches pour que ceux-ci soient prévenus dans tous les cas.

Remarque : Si les flics ignorent l’identité de la personne, ils devront mobiliser les différents Consulats jusqu’à ce que l’un d’entre eux la reconnaisse. Cela permet de gagner du temps.

Que faire à l’extérieur?

Rassembler toutes les pièces pour le Tribunal Administratif.

Remplir les salles du JLD et du TA (dans lesquelles se déroulent les audiences).

Si la personne n’est pas libérée après son passage devant le JLD, organiser des rassemblements devant le centre de rétention, montrer que la personne est entourée, faire de nombreuses visites au CRA.

Faire pression sur le Consulat pour qu’il ne délivre pas de laissez-passer.

IV. Le jour de l’expulsion

Ne rien boire ou manger ce jour-là car il arrive que des calmants soient introduits dans les aliments.

Que peut faire l’entourage ?

Dès que l’on connaît la date et l’heure, rechercher l’aéroport et l’avion correspondant.

Organiser une action pour rassembler des témoins dans l’aéroport.

Faire appel aux syndicats de l’aéroport.

 

Passagers: si vous êtes assez nombreux, refusez de monter dans l’avion, restez debout, sans attacher votre ceinture. Adressez-vous au personnel de l’avion plutôt qu’aux policiers.

La fiche « Que faire en cas d’arrestation ? » a ses sources dans une autre brochure bien plus développée.

Pour des conseils plus détaillés, nous vous invitons à télécharger la brochure de 2008

Sans Papiers: S’organiser contre l’expulsion.

Que faire en cas d’arrestation?

sur le site http://sans-papiers.whinterhost.org.

 

Informations pratiques :

-modèles de recours et exemples d’argumentation sur le site du Gisti

http://www.gisti.org/spip-php?article224.

-demande d’Aide Juridictionnelle peut se télécharger sur le site du ministère de la justice

http://www.vos-droits.justice.gouv.fr/index.php?rubrique=10062&ssrubrique=10207&article=11139.

 

 

Contacts du Réseau ELENA (droit d’asile) :

http://www.droit-asile.org/menu_demander_asile/liens_avocats.php

 

Des avocats tiennent des permanences juridiques gratuites anonymes et dans le respect de la confidentialité dans le bus Barreau de Paris solidarité :

chaque lundi 17 à 20 heures – 8 avenue de Choisy – Paris 13e – Métro Porte de Choisy

chaque mardi de 17 à 20 heures – 14 avenue de la Porte Montmartre – Paris 18e – Métro Porte de Clignancourt

chaque jeudi de 17 à 20 heures à l’angle de l’avenue de la Porte de Clichy et du boulevard Bessière (à proximité du lycée Honoré de Balzac) – Paris 17e – Métro Porte de Clichy

chaque samedi de 10 à 13 heures – Place Marie de Miribel – Paris 20e – Métro Porte de Montreuil

Retrouvez tous ces conseils en format Word avec une liste d'avocats (mars 2008) qui acceptent l'aide juridictionnelle :  Que faire en cas d'arrestation ? 080611quefaireencasdarrestation.doc



Parrainages solidaires
5 juin, 2008, 11:50
Enregistré dans : Parrainages

Parrainages solidaires

 

Français et étrangers à l’université : tous unis !

 

27% des étudiant-e-s de Paris 8 sont de nationalité étrangère. Pour la plupart d’entre eux/elles, à l’approche de la fin d’année, l’angoisse monte : il ne faut pas rater d’examen, il ne faut pas prendre le risque de se réorienter, sinon la préfecture risque de retirer le titre de séjour, et on risque de se retrouver sans papiers.

 

Pour les étudiant-e-s qui sont déjà sans papiers, les vacances scolaires ne leur offrent pas de repos, mais la peur d’être arrêtés ou d’être expulsés, alors que leurs liens avec l’université, leurs camarades, les personnels, sont suspendus. Ce sont les premières victimes de la xénophobie d’Etat et de la politique du chiffre mené par le sinistre ministère de l’Immigration et de l’Identité nationale.

 

Le gouvernement veut opposer une immigration qui serait « subie » à une autre qui serait « choisie ». En réalité, les étudiant-e-s qui ont CHOISI de migrer pour poursuivre des études, celles et ceux qui ici ont CHOISI de les avoir pour ami-e-s et plus si affinités, les personnels de l’université qui ont CHOISI d’accueillir ces étudiant-e-s, tous, NOUS SUBISSONS l’arbitraire des préfectures et la traque organisée par Hortefeux.

 

La politique discriminatoire à l’égard des étudiant-e-s étrangers/ères et de chasse aux sans-papiers doit cesser. Les étudiant-e-s étrangers/ères de France doivent être accueilli-e-s dignement et dans le respect des droits de la personne.

 

C’est ce choix, notre choix, que nous affirmerons le 12 juin lors des « parrainages solidaires », pour dire aussi que la solidarité ne s’arrête pas au moment des vacances.

 

 

Venez nombreuses et nombreux aux

 

PARRAINAGES SOLIDAIRES

Jeudi 12 juin

12h30, amphi Y

 

Avec aussi :

Le « Quizz » du parcours des étudiants étrangers

Des témoignages d’étudiants étrangers avec et sans papiers

Des interventions de responsables politiques et associatifs

 



pour nous contacter
16 avril, 2008, 17:31
Enregistré dans : nous contacter

rusf_paris8yahoo.fr

 

 

Pour nous contacter sur Paris 8

Permanence tous les lundis et mercredis de 14 à 16h, bureau de la vie étudiante, bâtiment A

Téléphone en cas d’urgence :

Kamel (06 50 75 46 07)

Mina (06 29 74 85 51)

Nicolas (06 24 73 57 58)

Saïd (06 26 73 36 35)

 

Numéros de téléphone urgence du Réseau Education Sans Frontières

Paris
Resf Paris 1/2/3/4 06 69 31 82 46
Resf Paris 5/13 06 37 86 45 32
Resf Paris 6/7/14/15
06 42 41 21 48
Resf Paris 10/11/20
06 74 61 91 13
Resf Paris 12°
06 31 13 14 02
Resf Paris 16°
06 09 10 52 20
Resf Paris Nord ouest 8°/9°/17°/18°
06.17.58.72.17
Resf 17° 06 69 94 06 87
Resf Paris 19° 06 76 13 71 92
Ile de France

RESF 77 :
06 75 57 04 10
RESF 78 01 34 92 85 42
RESF 91 06 37 39 18 93
RESF 92 06 50 79 70 26
Clichy : 06 13 84 12 31
RESF 93 Montreuil : 06 24 72 53 79

Bagnolet 06 29 47 48 33

Bobigny 06 10 25 14 73

RESF 94 06 30 55 66 58
Champigny s/Marne 06 50 90 72 41

 

 

Permanences de syndicats pour les droits des travailleurs sans papiers :

Paris (75)

Syndicat CNT du nettoyage

Permanence sur RDV un samedi matin par mois

Tél. tous les après-midi de 14 à 18h :

01 40 34 71 80

 

Massy (91)

Union locale CGT Massy

Permanence d’inscription : mercredi de 11 à 18h

14 chemin des femmes, 91300 Massy

ulcgtmassy@wanadoo.fr 01 69 32 15 76

 

Montreuil (93)

Solidaires Montreuil

Permanence tous les jeudi de 14h à 17h,

Bourse du Travail, 24 rue de Paris, Métro Croix de Chavaux

Tél. : 01 48 51 05 93